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Se marier en Italie quand on vit en France : civil, catholique, union civile ou cérémonie laïque

Comment deux personnes qui vivent en France se marient légalement en Italie : le nulla osta et le certificat de capacité à mariage, la déclaration au comune, les traductions, les témoins et l’interprète, ce qu’exige vraiment une cérémonie dans une villa, la transcription en France — et les voies pour les couples catholiques et de même sexe.

, 18 min de lecture

Des rangées de chaises blanches pour une cérémonie dans le jardin d’une villa ancienne

En bref

  • Deux Français qui vivent en France peuvent se marier légalement en Italie : civilement devant l’officier de l’état civil d’un comune, ou à l’église catholique avec effets civils ; les couples de même sexe n’y ont accès qu’à l’union civile (loi 76/2016), qui n’est pas un mariage, et une cérémonie symbolique n’a aucune valeur légale.
  • Le document clé est le nulla osta de l’article 116 du Code civil italien : pour un Français, c’est le certificat de capacité à mariage (CCAM) que délivre l’ambassade de France à Rome après 10 jours de bans — dossier à envoyer par courrier 3 à 4 mois avant la date, certificat à présenter au comune dans les six mois.
  • Les couples qui ne vivent pas en Italie ne publient pas de bans sur place : ils signent une déclaration au comune quelques jours avant le mariage — au moins deux jours avant à Florence et à Amalfi, trois à Greve in Chianti (octobre 2026).
  • Il faut deux témoins majeurs et, si l’un de vous ne comprend pas l’italien, un interprète que vous trouvez et payez vous-mêmes ; un témoin ne peut pas servir aussi d’interprète.
  • Après le mariage, le conjoint français fait transcrire l’acte italien sur les registres de l’état civil français par l’ambassade de France à Rome — comptez 10 à 12 semaines : sans transcription, le mariage vaut en France entre les époux et à l’égard des enfants, mais pas à l’égard des tiers (Service-Public.fr).
Dans ce guide
  1. Quelles voies pour se marier en Italie ?
  2. Le nulla osta : ce que l’Italie demande, et ce que fait un Français
  3. Traductions, formulaire multilingue et validité des pièces
  4. Que se passe-t-il au comune ?
  5. Témoins, interprète et cérémonie
  6. Une cérémonie civile dans une villa ou un château, c’est possible ?
  7. Combien coûte un mariage civil ?
  8. Un mariage catholique avec effets civils
  9. Les couples de même sexe : une union civile, pas un mariage
  10. Se marier en France, célébrer en Italie
  11. Un calendrier, en termes relatifs
  12. La place de votre photographe
  13. Les questions des couples
  14. Sources

L’Italie est l’un des rares pays d’Europe où deux personnes qui n’y vivent pas peuvent se marier sans condition de résidence, et beaucoup le font : l’ISTAT a compté 3 378 mariages en 2024 entre deux époux étrangers ne résidant pas en Italie, près de 2 % des 173 272 mariages du pays. L’essentiel du travail se fait avant de partir — les papiers français, le certificat qui vaut nulla osta, les traductions — puis un court rendez-vous au comune quelques jours avant la date.

Ce guide présente les voies possibles, les pièces que demande chacune, ce que fait le comune et ce qu’il coûte, la place d’une villa ou d’un château, et ce qu’il faut faire en France avant et après. Pour les régions et les saisons, voyez l’Italie ; pour les lieux eux-mêmes, les lieux de mariage en Italie.

Quelles voies pour se marier en Italie ?

VoieEffet légalQui célèbreOùLes papiers en plus
Mariage civilOui, dès le jour mêmeLe maire (sindaco) ou la personne qu’il délègueLa mairie, ou un autre lieu que le comune a réservé aux mariagesLe nulla osta, les pièces d’identité, la déclaration au comune ; traductions
Mariage catholique (concordataire)Oui, une fois l’acte religieux transcrit sur le registre civilUn prêtre catholiqueUne égliseLes papiers civils ci-dessus, plus le dossier de l’Église : baptême, confirmation, préparation au mariage
Autres cultesSeulement avec un ministre agréé par l’État italien, ou un culte lié à l’État par une entente (intesa)Ce ministreSelon le culteUne autorisation écrite du comune ; à défaut, mariage civil d’abord
Union civile (couples de même sexe)Oui — une union civile, pas un mariageL’officier de l’état civil du comuneComme pour un mariage civilLe même nulla osta (l’article 116 s’applique)
Cérémonie symbolique ou laïqueAucunQui vous voulezPartout où vous avez le droit d’êtreAucun en Italie ; le mariage légal se fait en France

Les Italiens eux-mêmes se marient désormais surtout à la mairie : en 2024, 61,3 % des mariages célébrés en Italie étaient civils (ISTAT). Une cérémonie civile en Italie a souvent fière allure — une salle à fresques dans un palazzo, un jardin, une villa enregistrée par le comune —, et c’est l’une des raisons pour lesquelles tant de couples venus de l’étranger la choisissent.

Le nulla osta : ce que l’Italie demande, et ce que fait un Français

L’article 116 du Code civil italien veut qu’un étranger qui souhaite se marier en Italie présente à l’officier de l’état civil « una dichiarazione dell’autorità competente del proprio paese, dalla quale risulti che giusta le leggi cui è sottoposto nulla osta al matrimonio » : une déclaration de l’autorité compétente de son pays attestant que, selon les lois auxquelles il est soumis, rien ne s’oppose au mariage. C’est le fameux nulla osta. Le service des mariages de Florence en précise le contenu : nom, lieu et date de naissance, filiation, nationalité, résidence et état civil, et l’absence d’empêchement au sens des articles 85 à 89 du Code civil italien. Vous devez aussi remplir les conditions italiennes : avoir 18 ans, ne pas être déjà marié ni lié par une union civile, ne pas être proches parents.

Qui le délivre dépend de votre nationalité. Certains pays envoient un certificat de leur propre état civil, en vertu de la convention de Munich de 1980 ; la France n’en fait pas partie (Commission internationale de l’état civil). Pour un Français, le nulla osta est le certificat de capacité à mariage (CCAM), délivré par le consulat de France après les bans ; les formulaires que publie la page « Mariage » de La France en Italie s’adressent tous au service de l’état civil de l’ambassade, à Rome. Les étapes, telles que les donnent cette page (mise à jour le 24 septembre 2026) et ses formulaires :

  1. Envoyez le dossier par courrier, 3 à 4 mois avant la date envisagée, au service de l’état civil de l’ambassade de France à Rome. Pour deux Français, il comprend notamment le formulaire de l’ambassade, l’original d’un extrait avec filiation ou d’une copie intégrale de l’acte de naissance de moins de trois mois (les photocopies sont refusées, sauf pour les actes délivrés numériquement par le Service central d’état civil de Nantes), un justificatif de nationalité française et un justificatif de domicile de moins de trois mois. Les documents rédigés en italien n’ont pas besoin d’être traduits.
  2. Les bans. Ils sont publiés pendant 10 jours, à l’ambassade et à la mairie de votre domicile en France (Code civil, article 63) ; l’ambassade peut vous entendre ensemble, et aussi séparément.
  3. Le certificat. L’ambassade indique un délai de six semaines environ lorsque l’un de vous vit hors d’Italie. Le nulla osta doit être présenté au comune dans les six mois au plus.
  4. Le comune et le mariage, comme ci-dessous : les pièces envoyées à l’avance, la déclaration quelques jours avant, la cérémonie.
  5. La transcription. Après le mariage, vous demandez à l’ambassade de transcrire l’acte italien sur les registres de l’état civil français, avec l’original d’une copie intégrale de l’acte de mariage (copia integrale dell’atto di matrimonio, ou estratto per copia integrale) : l’extrait par résumé (estratto per riassunto), l’extrait plurilingue et le certificato ne sont pas acceptés. Comptez 10 à 12 semaines. La transcription n’est pas obligatoire, mais elle est recommandée : sans elle, le mariage n’a d’effet en France qu’entre vous et à l’égard de vos enfants, pas à l’égard des tiers ; avec elle, vous recevez un livret de famille, ou le vôtre est complété, et le mariage est mentionné sur votre acte de naissance.

Traductions, formulaire multilingue et validité des pièces

  • La traduction. Tout document étranger doit être en italien ou accompagné d’une traduction italienne. Greve in Chianti demande un traducteur assermenté, dont la signature doit elle aussi être légalisée ou apostillée.
  • Ni apostille, ni légalisation. Entre la France et l’Italie, les actes de l’état civil et le certificat de capacité à mariage en sont dispensés (tableau du ministère des Affaires étrangères, 15 septembre 2026). Un formulaire multilingue européen peut être joint à un acte français comme aide à la traduction (règlement (UE) 2016/1191) ; demandez au comune s’il lui suffit, et à l’ambassade s’il faut faire traduire le nulla osta.
  • La fraîcheur des pièces. Vos actes de naissance vont à l’ambassade, qui les veut de moins de trois mois ; le nulla osta va au comune, qui l’attend dans les six mois. Chaque comune fixe ensuite ses propres exigences pour le reste : ne commandez rien trop tôt.
  • Un mariage précédent. Apportez le jugement de divorce définitif ou l’acte de décès. Une femme dont le précédent mariage a pris fin depuis moins de 300 jours doit obtenir l’autorisation du tribunal, qui statue après avoir entendu le parquet (article 89 du Code civil italien), sauf exception.

Que se passe-t-il au comune ?

Les Italiens et les résidents publient des bans pendant au moins huit jours et peuvent se marier à partir du quatrième jour suivant. Les couples étrangers qui ne vivent pas en Italie n’en publient pas sur place : quelques jours avant le mariage, vous signez au service des mariages une déclaration attestant qu’il n’existe aucun empêchement — avec l’interprète, s’il en faut un. Combien de jours, et combien de temps avant les pièces doivent arriver, chaque comune en décide :

ComunePièces à envoyerVotre déclarationÀ savoir (octobre 2026)
FlorenceAu moins 4 jours avant (le service se donne jusqu’à 10 jours pour les vérifier : envoyez-les tôt)Au moins 2 jours avant, sans témoinsLe samedi, mariages réservés aux résidents de Florence et aux Florentins inscrits à l’étranger (AIRE)
Greve in ChiantiAu moins deux semaines avantAu moins 3 jours avant, sur rendez-vousLe comune ne fournit pas d’interprète
AmalfiRéservez tôtAu moins 2 jours avantDeux témoins munis d’un passeport valide ; une déclaration sur votre régime matrimonial

Les comuni les plus demandés ont des listes d’attente — l’ambassade des États-Unis cite mai, juin et septembre — : demandez votre date dès que vous avez un lieu. Certains vous font choisir votre régime matrimonial pendant la cérémonie (la liste d’Amalfi comprend une déclaration à ce sujet) ; si la question compte pour vous, interrogez un notaire en France avant de partir.

Témoins, interprète et cérémonie

  • Deux témoins, un pour chacun de vous selon Florence, majeurs et munis d’une pièce d’identité valide ; ils peuvent être de n’importe quelle nationalité.
  • Un interprète si l’un de vous ne comprend pas l’italien — à la déclaration et à la cérémonie. Vous le trouvez et le payez ; le comune n’en fournit pas, et un témoin ne peut pas faire office d’interprète.
  • La cérémonie est célébrée en italien par le maire ou son délégué. Elle comprend la lecture des articles 143, 144 et 147 du Code civil italien — les droits et devoirs des époux — et elle est courte ; demandez au comune la durée prévue.
  • Ensuite, l’acte est inscrit au registre et le comune délivre l’acte de mariage. Pour la France, demandez-en une copie intégrale — c’est elle que réclamera le consulat pour la transcription.

Une cérémonie civile dans une villa ou un château, c’est possible ?

Oui, quand le comune en a fait un lieu de mariage. L’article 106 du Code civil italien dit encore que le mariage se célèbre « pubblicamente nella casa comunale », mais l’article 3 du décret présidentiel 396/2000 permet à chaque comune d’ouvrir des bureaux d’état civil séparés. La circulaire 10/2014 du ministère de l’Intérieur, à la suite de l’avis 196/2014 du Consiglio di Stato, en fixe la condition : le lieu doit être à la disposition juridique du comune et réservé aux mariages de façon durable — certains jours, ou une partie définie du site —, pas emprunté pour un seul mariage. Voilà pourquoi certaines villas, certains châteaux et jardins peuvent accueillir un mariage civil légal, et d’autres non. Ravello, par exemple, indique deux lieux pour les mariages civils — le Palazzo Tolla et les jardins de la Principessa di Piemonte ; la célèbre Villa Rufolo n’accueille aucun mariage, et la Villa Cimbrone, un hôtel, accueille des mariages, mais ni civils ni catholiques (octobre 2026).

Avant de réserver, posez donc deux questions : ce lieu figure-t-il sur la liste des lieux de mariage du comune ? et quels jours ? Sinon, la solution habituelle est une courte cérémonie civile à la mairie, le jour même ou la veille, et la cérémonie qui compte pour vous, laïque, sur le lieu de réception. Les lieux de mariage en Italie indiquent ceux qui disent pouvoir accueillir une cérémonie civile.

Combien coûte un mariage civil ?

Les comuni font payer la salle, et beaucoup demandent davantage aux couples venus d’ailleurs. L’ambassade des États-Unis donne une fourchette de 500 à 9 200 € pour toute l’Italie. Florence publie le tableau le plus clair ; voici ses tarifs pour deux étrangers résidant hors d’Italie, depuis le 25 février 2025 :

Florence, deux étrangers résidant hors d’ItalieDans les créneaux du calendrier hebdomadaireEn dehors
Sala Rossa, Palazzo Vecchio3 250 €3 900 €
Sala di Lorenzo, ou la salle du Museo Bardini3 900 €4 550 €
Giardino delle Rose4 550 €5 200 €
Sala Gigli4 420 €5 330 €
Salone dei Cinquecento, Palazzo Vecchio6 630 €8 190 €

Les petites villes demandent moins : Ravello facture aux non-résidents 650 € du lundi au jeudi et 850 € du vendredi au dimanche et les jours fériés (tarifs du 1er janvier 2019 ; page mise à jour en juin 2024). Florence ne rembourse que si vous annulez au moins 30 jours avant. Restent à votre charge les actes français, les traductions, l’interprète, et le lieu si celui du comune est privé.

Un mariage catholique avec effets civils

En vertu de l’accord de 1984 entre l’Italie et le Saint-Siège, un mariage catholique a des effets civils dès que l’acte religieux est transcrit sur le registre de l’état civil. Le prêtre lit les articles 143, 144 et 147 du Code civil pendant le rite et envoie l’acte au comune dans les cinq jours pour transcription (Comune di Verona). Les formalités civiles viennent donc d’abord : votre nulla osta et l’autorisation du comune pour la paroisse. Pour un Français, la suite est la même qu’après un mariage civil : la transcription en France se fait sur la base de l’acte inscrit à l’état civil italien.

Le volet religieux forme un dossier à part : certificats de baptême et de confirmation, préparation au mariage et enquête prénuptiale, d’ordinaire commencés dans votre paroisse en France et transmis par votre diocèse au diocèse italien. Commencez des mois à l’avance et demandez aux deux paroisses ce qu’il leur faut — et leurs règles pour le jour J. Elles varient : la paroisse de Positano, par exemple, ne célèbre aucun mariage dans son église paroissiale du 11 au 16 juin ni du 5 au 17 août.

Les ministres d’autres cultes ne célèbrent avec effets civils que s’ils sont agréés par l’État italien (loi 1159/1929) ou si leur culte a conclu une entente avec l’État ; le comune donne alors d’abord une autorisation écrite. Sinon, mariez-vous civilement avant la cérémonie religieuse.

Les couples de même sexe : une union civile, pas un mariage

L’Italie n’ouvre pas le mariage aux couples de même sexe. Depuis le 5 juin 2016, elle leur offre une union civile (unione civile), prévue par la loi 76/2016 : deux adultes de même sexe la constituent par une déclaration devant l’officier de l’état civil, en présence de deux témoins. Le paragraphe 19 de la loi applique l’article 116 du Code civil : les partenaires étrangers ont besoin du même nulla osta, et la procédure au comune ressemble beaucoup à celle d’un mariage. L’ISTAT a compté 2 936 unions civiles en Italie en 2024.

Côté français, l’ambassade de France à Rome est claire : l’unione civile « est reconnue comme un mariage par les autorités françaises ». Les Français qui la concluent accomplissent donc les mêmes formalités qu’avant un mariage — le certificat de capacité à mariage, après les bans — et, après la transcription, reçoivent un acte de mariage français, leur acte de naissance étant mis à jour. Faites-le confirmer par l’ambassade pour votre situation, surtout si l’un de vous n’est pas français : la reconnaissance par son propre pays est une autre question. Beaucoup de couples préfèrent se marier en France — ou au Portugal, ou en Espagne — et célébrer en Italie par une cérémonie laïque.

Se marier en France, célébrer en Italie

Beaucoup de couples se marient à la mairie de leur commune — ou de celle d’un parent —, avant ou après le voyage (se marier en France détaille la condition de résidence et les bans), et tiennent en Italie la cérémonie qu’ils veulent : en français, menée par un ami, au coucher du soleil sur une terrasse, au bord d’un lac à l’aube. Elle n’a aucune valeur légale, donc aucun comune n’intervient pour l’acte, et vous n’avez rien à transcrire au retour — mais le lieu a toujours ses propres règles. Un lieu de réception décide pour son terrain ; au bord d’un lac, sur une plage, sur une place ou dans un parc, renseignez-vous auprès du comune ou du parc : la cérémonie symbolique en Italie dit qui décide où, et où faire un elopement en Italie passe en revue les lieux célèbres.

Un calendrier, en termes relatifs

QuandCivil, catholique ou union civile en ItalieMairie en France + cérémonie laïque en Italie
Dès que vous avez un lieuDemandez votre date au comune, sa liste de pièces et leur ancienneté maximale ; pour un mariage à l’église, contactez les deux paroisses.Fixez la date à la mairie en France ; décidez où et quand aura lieu la cérémonie en Italie.
Trois à quatre mois avantEnvoyez par courrier le dossier de nulla osta (CCAM) à l’ambassade de France à Rome, avec des actes de naissance de moins de trois mois ; pour un mariage à l’église, lancez le dossier de votre paroisse.Vérifiez les règles du lieu et du comune ; arrêtez l’officiant.
Les semaines précédentesEnvoyez les pièces au comune (Florence : au moins 4 jours avant ; Greve : deux semaines) ; confirmez l’interprète et les deux témoins.Revoyez le déroulé et un plan B en cas de pluie avec votre photographe.
Quelques jours avantSignez la déclaration au comune (2 ou 3 jours avant, selon le comune).—
Après le mariageDemandez la copie intégrale de l’acte, puis la transcription au consulat de France ; le livret de famille suit.Rien à faire en Italie.

La place de votre photographe

  • À la mairie, demandez si les photos sont permises pendant la cérémonie et où le photographe peut se placer ; dans les salles très demandées, les cérémonies s’enchaînent : soyez en avance.
  • À l’église, interrogez la paroisse sur les photos pendant le rite, le flash et les déplacements du photographe. Les règles changent d’une église à l’autre.
  • Dans une villa ou un jardin, votre photographe peut vous aider à choisir où vous placer : d’où vient la lumière à votre heure, ce qu’il y a derrière vous. La meilleure saison pour se marier en Italie donne l’heure du coucher du soleil dans six villes.
  • Avec un interprète, la cérémonie dure plus longtemps qu’elle ne paraît sur le papier : prévoyez de la marge dans le déroulé.

Pour la suite : combien coûte un photographe de mariage en Italie, et comment construire la journée autour de la lumière avec le déroulé d’une journée de mariage. Quand vous avez une date, parcourez les photographes qui travaillent là où vous vous mariez, ou racontez-nous votre journée et voyez qui est disponible.

Les questions des couples

Deux Français peuvent-ils se marier légalement en Italie ?

Oui, et aucun de vous n’a besoin d’y vivre. Chaque Français présente au comune un nulla osta — le certificat de capacité à mariage délivré par l’ambassade de France à Rome après 10 jours de bans, à demander 3 à 4 mois avant —, puis le couple signe une déclaration au comune quelques jours avant le mariage, au lieu d’y publier des bans.

Combien de temps avant le mariage faut-il être en Italie ?

Assez tôt pour signer la déclaration au comune : au moins deux jours avant à Florence et à Amalfi, trois à Greve in Chianti (octobre 2026). Les papiers français, eux, se préparent bien avant le départ.

Le mariage civil en Italie peut-il se faire en français ?

Non, il se déroule en italien. Si l’un de vous ne comprend pas l’italien, un interprète est obligatoire à la déclaration et à la cérémonie ; vous le trouvez et le payez, et un témoin ne peut pas faire office d’interprète.

Combien coûte un mariage civil en Italie ?

Chaque comune fixe ses tarifs. L’ambassade des États-Unis donne une fourchette de 500 à 9 200 € pour la salle ; Florence demande à deux étrangers résidant hors d’Italie 3 250 € pour la Sala Rossa du Palazzo Vecchio et 6 630 € pour le Salone dei Cinquecento dans ses créneaux hebdomadaires (tarifs du 25 février 2025). Traductions et interprète en plus.

Comment faire reconnaître en France un mariage célébré en Italie ?

Le conjoint français demande à l’ambassade de France à Rome de transcrire l’acte italien sur les registres de l’état civil français, avec l’original d’une copie intégrale de l’acte de mariage — ni extrait par résumé, ni extrait plurilingue. Comptez 10 à 12 semaines. Sans transcription, le mariage vaut entre les époux et à l’égard des enfants, mais pas à l’égard des tiers en France ; avec elle, vous recevez un livret de famille.

Peut-on faire un mariage civil légal dans sa villa en Italie ?

Seulement si le comune a fait de la villa l’un de ses lieux de mariage, réservé de façon durable — la condition posée par la circulaire 10/2014 du ministère de l’Intérieur. Demandez au lieu et au comune ; sinon, mariez-vous à la mairie et tenez une cérémonie laïque dans la villa.

Un couple de même sexe peut-il se marier en Italie ?

Non. Depuis 2016, l’Italie offre aux couples de même sexe une union civile (loi 76/2016), conclue devant l’officier de l’état civil avec deux témoins. Selon l’ambassade de France à Rome, cette union est reconnue comme un mariage par les autorités françaises, après les mêmes formalités — certificat de capacité à mariage, puis transcription.

Sources

  1. Ministero della Giustizia — Coppie di nazionalità diverse : matrimonio (art. 116, conditions, bans) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · giustizia.it
  2. Comune di Firenze — Matrimonio di stranieri non residenti (mis à jour le 21 mai 2026) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · comune.firenze.it
  3. Comune di Firenze — Tarifs des mariages et unions civiles depuis le 25 février 2025 (PDF) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · servizi.comune.fi.it
  4. Comune di Greve in Chianti — Matrimonio di cittadini stranieri in Italia (s’ouvre dans un nouvel onglet) · comune.greve-in-chianti.fi.it
  5. Città di Amalfi — Sposarsi ad Amalfi (mis à jour le 25 septembre 2023) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · comune.amalfi.sa.it
  6. Comune di Verona — Celebrare un matrimonio (témoins, interprète, transcription concordataire) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · comune.verona.it
  7. Ministero dell’Interno — Circulaire 10/2014 et avis du Consiglio di Stato 196/2014 (PDF) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · dait.interno.gov.it
  8. Normattiva — Loi du 20 mai 2016, n. 76 (unions civiles) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · normattiva.it
  9. Comune di Ravello — Sposarsi con rito civile (s’ouvre dans un nouvel onglet) · comune.ravello.sa.it
  10. Brocardi — Code civil italien, art. 107 (deux témoins, articles 143, 144 et 147) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · brocardi.it
  11. Ambassade et consulats des États-Unis en Italie — Getting married in Italy (en anglais) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · it.usembassy.gov
  12. La France en Italie — Mariage (nulla osta, transcription, union civile ; mis à jour le 24 septembre 2026) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · it.diplomatie.gouv.fr
  13. Ambassade de France à Rome — Mariage entre deux Français devant les autorités italiennes (formulaire 2025) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · it.diplomatie.gouv.fr
  14. Ambassade de France à Rome — Transcription d’un mariage (formulaire 2025) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · it.diplomatie.gouv.fr
  15. Service-Public.fr — Mariage d’un Français à l’étranger (vérifié le 18 juin 2026) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · service-public.gouv.fr
  16. Commission internationale de l’état civil — Convention n° 20 (Munich, 1980) et ses États parties (en anglais) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · ciec1.org
  17. Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Tableau récapitulatif du droit conventionnel en matière de légalisation (mis à jour le 15 septembre 2026) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · diplomatie.gouv.fr
  18. Portail européen e-Justice — Documents publics en Italie (mis à jour le 22 juillet 2024) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · e-justice.europa.eu
  19. ISTAT — Matrimoni, unioni civili, separazioni e divorzi, anno 2024 (19 janvier 2026) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · istat.it
  20. Parrocchia di Positano — Norme pastorali (dates des mariages) (s’ouvre dans un nouvel onglet) · chiesapositano.it

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